La porcelaine se distingue des autres céramiques que sont la terre cuite, la faïence et le grès par la blancheur, la translucidité, l’imperméabilité, la dureté et la sonorité de sa matière.
LA PATE : elle est principalement composée de 3 roches : Le kaolin (colline en chinois) : élément de base de la porcelaine (55%), c’est une argile plastique très pure et très blanche. Le quartz (20%) : matière dégraissante, permet la tenue des pièces au feu. Le feldspath (25%) : élément fondant, assure la vitrification du mélange.
Pour transformer cette matière première en objets fabriqués la pâte peut être soit modelée, coulée, calibrée ou encore pressée. Après le séchage et le finissage, la pièce est cuite une première fois à 980°C dans un four électrique. Elle est « dégourdie », c’est-à-dire déshydratée.
Devenue poreuse, elle est alors émaillée par trempage dans un bain liquide. Elle est prête à supporter une seconde cuisson dite de « grand feu » à 1400° dans un four à gaz. On assiste alors à une véritable transmutation irréversible de la matière au cours de laquelle la pièce vitrifiée perd environ 15% de son volume dans toutes ses dimensions ! C’est le retrait.
La terre poreuse, grisâtre et fragile est devenue une matière blanche, translucide, imperméable et sonore. Le décor : la pièce peut alors être décorée. Des émaux vitrifiables et métaux précieux (or et platine) sont appliqués sur l’émail cuit au pinceau (peinture et décoration à la main), par chromolithographie ou par gravure (l’incrustation).
Au cours ou après, la pièce subit une ou plusieurs cuissons supplémentaires entre 780°C et 1350°C pour fixer les couleurs et métaux dans l’émail. La Butte perpétue la tradition de la peinture et de la décoration à la main.